Disponible depuis le 23 mars en accès anticipé sur Steam, le TPS multi compétitif façon “Battle Royale” du studio BlueHole ne cesse de cartonner. Fort de son succès commercial et critique (plus de 10 millions de copies vendues), PUBG rentre petit à petit dans une nouvelle dimension : partenariat avec Microsoft pour une sortie prévue l’année prochaine sur Xbox One (avec négociation en cours d’une durée d’exclusivité plus longue), discussions avec Sony pour un futur portage sur PS4, intérêt prononcé de grosse structure financière du jeu vidéo pour l’actionnariat… C’est un euphémisme de dire que PUBG ne laisse pas indifférent.

Force est d’admettre que contrairement à de nombreux jeux sortis en early access (le nouveau modèle à arnaque de l’industrie), le suivi assuré par les développeurs est aux petits oignons : patches et correctifs réguliers, nouveaux contenus (armes, véhicules, map), serveur en vue FPS etc.

Malgré tout cela, son succès est-il mérité ? Faisons un petit tour du propriétaire !

 

PUBG

 

Un gameplay simple mais qui fait mouche

Le principe de PUBG est assez simple : 100 joueurs (seul ou en escouade jusqu’à 4) sont lâchés en parachute sur une île fictive (typée Europe de l’est) de 64 km². Une fois le pied posé au sol, la partie commence. L’objectif ? Être la dernière escouade en vie ! Pour ce faire, vous allez devoir à pied ou en véhicule (moto, 4×4, buggy etc.) explorer l’île et les différents bâtiments pour s’équiper convenablement en armes, kits de soin et autres vêtements et protections afin de maximiser vos chances de répandre la mort lors des affrontements (mention spéciale pour la poêle à frire qui m’a sauvé le derrière un nombre incalculable de fois !).

Le gameplay se veut assez simulation et une ou deux balles peuvent suffire à vous faire passer l’arme à gauche (avec quand même la possibilité pour vos collègues de vous réanimer pendant quelques temps si votre bourreau ne vous achève pas avant). La mort étant synonyme de défaite immédiate pour le joueur (vous pourrez toujours regarder vos potes d’escouade s’éclater sans vous en mode spectateur), la prudence est de mise et cela rend les affrontements assez tactiques et plutôt stressants. On observe, on contourne, on fuit lâchement (parfois), on prend la balle perdue d’un copain, on ouvre le feu dans le dos comme un couard, bref on s’amuse comme des petits fous.

Pour éviter le camping, la carte se rétrécira durant la partie. Cela se matérialise par un énorme champ de force en forme de cercle qui réduit la zone de jeu petit à petit, et se trouver du mauvais côté dégradera votre santé, de plus en plus vite au fur et à mesure que la partie avance. À prévoir également à la météo des bombardements ici et là, et quelques largages de colis contenant armes spéciales et équipement.

On notera également la mise en place d’un serveur en vue FPS par les développeurs, rendant le jeu plus difficile (fini de voir derrière les murs ou à l’intérieur des bâtiments en pivotant la caméra, bande de tricheurs). Un sacré programme en perspective !

 

PUBG

 

Un aspect technique en demi teinte

D’un point de vue graphique, PUBG souffle le chaud et le froid. Le jeu tourne sur le célèbre Unreal Engine 4, et offre un rendu acceptable mais manquant cruellement de personnalité et truffé de bugs. L’optimisation est faite à la machette, et il n’est pas rare de voir le jeu ramer horriblement même sur des configurations très véloces (il est nettement préférable de baisser les graphismes pour privilégier la fluidité). La physique est atroce (la conduite risque parfois de vous provoquer quelques fou-rire) et les animations sont d’une rigidité sans nom.

Néanmoins, la stabilité s’est grandement améliorée avec les patches depuis le début de l’early, et on est tenté de faire confiance aux développeurs pour atteindre un degré de finition acceptable pour le passage en gold et sa sortie courant 2018 (on suppose en simultanée sur Xbox One et PC). Actuellement, le jeu est tout à fait jouable malgré ces quelques écueils, et on le trouvera même parfois plutôt joli en ultra.

 

PUBG

 

Une dernière et on arrête ?

Vu son succès tonitruant, PUBG s’est définitivement fait une place de choix dans le cœur des joueurs en seulement quelques mois. Avec son concept simple mais exigeant, on se laisse aller à enchaîner les parties, mettre en place des stratégies avec ses camarades de jeu (hurler de rage au micro aussi) et surtout, on se marre bien. Je vous laisse imaginer l’énorme fierté qu’on peut ressentir lorsqu’on ressort vainqueur d’une partie. Le dernier frag a une saveur toute particulière, avec toute la tension et le stress qui peut en découler (la zone de combat finale de la taille d’un dé à coudre y est pour beaucoup). Parfois aussi, on perd bêtement, et très rapidement. Dans ce cas là, on rage un bon coup, et on relance une game.

PUBG est extrêmement addictif, et le nouveau contenu annoncé donne envie d’y retourner régulièrement (vivement les nouvelles maps !).

Le jeu actuellement vaut son tarif de 30€, avec un niveau de finition devenu acceptable, et une sortie qui approche à grand pas. Ce sont des dizaines voir des centaines d’heures de chasses à l’homme mouvementées qui vous attendent.

Ramasse le HK 416 et le kevlar dans la cabane à côté sans faire de bruit, on y va.