Sorti le 17 mars dernier uniquement en version dématérialisée sur Nintendo Switch, PC et PS4, I am Setsuna est le premier bébé du dernier studio de Square Enix : la Tokyo RPG Factory. Il a pour ambition de marcher dans les traces des premiers RPG à succès de la firme japonaise à l’instar du cultissime Chrono Trigger. Qu’en est-il vraiment ?

Voici mon histoire

Il m’a fallu un peu plus de 20h pour terminer le jeu en faisant quelques quêtes annexes. Je dirais même que j’ai pris mon temps, à farmer quelques niveaux, ramasser quelques compos afin de ne pas être bloqué devant un boss et de devoir revenir sur mes pas par la suite.

L’histoire est somme toute basique : vous avez pour mission d’assassiner Setsuna, qui doit elle même parcourir le monde pour mourir. Et la vous vous dites : hey mais attends, je viens avec toi, je te regarde mourir, comme ça je n’ai pas besoin de me salir les mains. Missions accomplie. Bah oui c’est quand même plus sympa !

Au niveau du scénario, cela reste du classique, mais efficace ! Cela ne révolutionne pas le genre, mais c’est solide, entremêle de quelques rebondissements, « ça passe crème » comme diraient les jeunes.

La musique, les graphismes et le système de combat

Je vais tout d’abord aborder la musique du jeu. Toute la bande son est réalisée au piano. Passé la phase d’émerveillement qui dure environ 2h, on se retrouve avec des mélodies répétitives même si le récital est plutôt réussi dans l’ensemble. On aurait aimé avoir plus de diversité dans les instruments utilisés. Si c’est la mélancolie que l’on doit ressentir, en tout cas, c’est gagné !

I am Setsuna Combo

Un exemple de combo entre 2 personnages

Passons ensuite aux graphismes. La patte artistique est plutôt réussie. Le style « old school » est préservé et, comme dans les Fire Emblem, les personnages n’ont pas de pieds ! Si quelqu’un sait m’expliquer pourquoi… Par contre, si on aime pas les paysages enneigés, on passe son chemin … De la première à la dernière minute du jeu, on se retrouve à crapahuter dans la poudreuse. Plaine, forêts, villages… il y en a à toutes les sauces. Heureusement, quelques donjons, quoique bien vides, viennent s’interposer dans la progression. Cette année c’est sûr, pas de sport d’hiver sous peine de syncope !

Heureusement, le soft propose un système de combat assez intéressant et un peu plus dynamique que le simple tour par tour. Grace aux « Momentum » et aux combos vos affrontement auront l’air moins vide et terne que du simple bash de monstre sans aucune stratégie. Parce qu’à part 2 ou 3 rencontres, il n’y a pas vraiment de challenge dans I am Setsuna.

I am Setsuna plein de neige

Neige neige blancheuhh

Parlons un peu des combos. Si ils sont plutôt sympathiques à réaliser, leur mise en place dans le menu est vraiment fastidieuse. Si ce n’est tester dizaines de combinaisons possibles afin de trouver de nouveaux combos, on reste la majorité du temps avec le premier combos que l’on nous donne et on le spam jusqu’à la fin.

Et puisqu’une vidéo vaut mieux que quelques mots, voici la bande annonce du jeux dans sa version Switch

Ce test a été fait à partir d’une version physique provenant du japon (hé oui, les textes sont en français dedant, la classe !)