C’est l’automne, les feuilles mortes se ramassent à la pelle, et les nouvelles sorties viennent garnir nos ludothèques. Après la saison des jeux de foot (retrouvez d’ailleurs nos tests de FIFA 18 et de PES 2018), c’est aux jeux de course de pointer le bout de leur calandre. Nous vous avions parlé de GT Sport ici même, mais si comme moi vous ne possédez pas de PS4, votre religion en matière de jeu de caisse se nomme Forza. Trêve de bavardages, place au test du dernier opus : Forza Motorsport 7.

 

Un contenu gargantuesque

Forza Motorsport 7

Porsche est de la partie, cette fois sans passer par un DLC.

Là où un GT Sport pêche cruellement par son garage trop limité, Forza Motorsport 7 nous en met plein la vue. En effet, vous pourrez vous défouler au volant de pas moins de 700 voitures, avec au passage des Porsche, des vraies, dispos dès le début et non en DLC. Toutes ces voitures seront visualisables dans le mode Forzavista, qui pour rappel vous permet de vous installer au volant de la voiture comme si vous étiez au garage. Et c’est franchement cool.

Ajoutez à cela que le jeu propose plus de 30 destinations de course différentes, avec plusieurs tracés possibles à chaque fois. Autant dire que ça en fait de la variété dans les paysages ! Des alpes suisses aux vallées verdoyantes de l’arrière-pays américain, en passant par les étendues désertiques de Dubai, vous allez en prendre plein l’Emirates (insérer contrat de sponsoring ici).

Un gameplay à plusieurs niveaux

C’est pour moi ce qui fait la force des Forza (huhu) : tout le monde y trouve son compte. Du petit frère qui tourne la manette dans les virages à la cousine joueuse semi-pro, il suffit de quelques ajustements dans les réglages de conduite pour changer le gameplay du tout au tout. Vous pouvez ainsi passer d’un jeu hyper arcade façon Forza Horizon 3 à une vraie bonne simulation automobile de la trempe des Project Cars ou Assetto Corsa. Il est également possible d’ajuster la difficulté de l’IA – les drivatars – pour que chacun puisse se créer une expérience de jeu optimale.

Dieu que c’est beau

Derrière cet hommage à Saint Daniel Balavoine (je vais faire plaisir à Madame), Forza Motorsport 7 est la vitrine de la Xbox One X. Un jeu pensé et optimisé pour la 4K, en 60 images par secondes. J’ai eu l’occasion de tester le jeu dans plusieurs configurations, et dans tous les cas : WOW ! Déjà bluffant en 1080p dans mon salon sur Xbox One tout court, j’ai eu littéralement le tournis lors de la Paris Games Week. En effet, tout en étant confortablement installé dans un canap’ de l’espace VIP Xbox (ouaip, j’me la pète :p), j’ai été subjugué par le niveau de détails en 4K 60 FPS. Des véhicules eux-mêmes aux environnements, en passant par les nouveaux effets météo, c’est simple : tout est beau. Par ailleurs, j’ai pu tester le jeu sur un PC équipé de l’écran incurvé Samsung QLED 49 pouces, et eau-maille-gode quel pied !

Forza Motorsport 7

Là ok, ce sont les menus, mais imaginez les courses en plein écran !

Justement, parlons de la météo dynamique. C’est une des nouveautés de cet épisode : la météo change pendant la course. Commencez sous un soleil timide, puis des nuages orageux s’amoncellent avant que le déluge ne tombe sous vos pneus. Là où Forza 6 n’allait pas assez loin (en temps de pluie, la chaussée arborait ici ou là une vulgaire grosse flaque, toujours au même endroit), Forza Motorsport 7 franchit un cap : les sensations de conduite varient réellement entre sec, début d’averse, trombes d’eau et fin d’averse.

Forza Motorsport 7

Il pleut, il pleut, bergèèèèree…

Quoi de neuf, docteur ?

Outre la météo dynamique, Forza Motorsport 7 offre quelques petites nouveautés ici ou là, améliorant globalement l’expérience du joueur. Par exemple, il est désormais possible de modifier la tenue de son avatar, parmi une foultitude de combinaisons que vous gagnez et/ou débloquez à mesure que vous progressez. Certes, on ne voit jamais votre avatar ou presque lors des phases de conduite, mais c’est toujours agréable de pouvoir personnaliser son double virtuel.

D’autre part, les temps de chargement sont habilement déguisés dans ce 7e ciel épisode. En effet, pendant que votre console fait le sale boulot, vous pouvez en profiter pour rhabiller votre avatar, acheter et ouvrir des caisses de loot, changer les réglages de difficulté, ou encore ajuster votre bagnole selon la météo et le circuit à suivre. Honnêtement, c’est très bien fichu puisque l’on ne remarque pas que chaque circuit peut mettre environ 1 minute à charger, ce qui serait horriblement long sans interaction possible avec le menu.

Enfin, outre les voitures, vous avez la possibilité de piloter non pas des motos, mais des camions ! Oui, oui, des camions de course, du genre que l’on ne voit que sur AB Moteurs ! J’avoue que c’est un ajout plutôt bienvenu, les sensations de conduite étant assez différentes des voitures ordinaires.

Forza Motorsport 7

Un rêve de gosse se réalise : JE CONDUIS UN CAMION !

Quid de la durée de vie ?

Elle est tout simplement colossale, notamment au vu des centaines de véhicules à collectionner et des dizaines de coupes à remporter. S’il est certain que je n’irai jamais au bout du jeu (faute de temps), les plus acharnés d’entre vous pourront y passer plus d’une centaine d’heures, sans souci.