Nindies ? La contraction (va y contrak !) de Nintendo et Indies qui désigne leur collaboration fructueuse et fait de la Switch la nouvelle terre d’accueil privilégiée des jeux indépendants. Oui, mais pour combien de temps ?

Nindies

Une meilleure visibilité

Une première réponse provient du fait que les Indies ne sont pas noyés dans la masse sur l’eShop contrairement au PlayStation Network, Xbox Live ou pire encore, Steam. Nintendo manquait de jeux sur Wii U, pas question de réitérer la même erreur ! La récente Switch étoffe son catalogue petit à petit, ce qui laisse le champ libre à ces Indies pour faire leur petit business. Le constructeur japonais va même encore plus loin en proposant des Nintendo Direct spécial Indies, afin de leur assurer une promo’ digne de ce nom, mais aussi s’assurer un planning de jeux toujours rempli : on appelle cela l’échange de bons procédés. Le résultat est là : les jeux indépendants font des scores de vente largement supérieurs sur Switch que sur les autres plateformes. Un exemple parmi d’autres : Wonder Boy s’est mieux vendu sur Nintendo Switch que sur tous les autres supports réunis (PS4, Xbox One et PC).

Nindies

 

L’hybride séduisante

Un autre élément de réponse à ce phénomène est la plateforme elle-même qui se prête particulièrement bien à l’usage. Jeune, elle offre une seconde chance à des jeux qui n’ont pas connu le succès il y a quelques années. Portative, elle ringardise les consoles de salons avec son concept hybride, ce qui incite certains Indies à offrir a Nintendo une exclu temporaire (Super Meat Boy Forever), une exclu console (Morphies Law) ou tout simplement une exclu pure et simple (Travis Strikes Again, Runner 3). La Switch a encore la chance de profiter de son statut de jeune console et donc de ne pas être saturée.

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L’inévitable rupture

La fin de la love story entre Nintendo et les Indies arrivera tôt ou tard : premièrement car la Switch semble promise à un bel avenir, et donc s’attirer les faveurs des gros éditeurs tiers (Bethesda et Rockstar emboîtent déjà le pas), ce qui nuira à la visibilité des éditeurs indépendants. Deuxièmement, cette nouvelle ruée vers l’or attire les convoitises, ce qui a pour conséquence que de plus en plus de jeux vont être portés sur la petite dernière de Nintendo, ce qui provoquera tôt ou tard une surpopulation chaotique : “l’indiepocalyspe”.