En salle depuis le 27 juin dernier, Sicario La Guerre des Cartels confirme la naissance d’une Saga, au succès annoncé.

Tout commence, malheureusement, par un attentat d’extrémistes musulmans, à croire que les studios ont aussi des quotas de l’administration. Suite à l’horreur et l’émoi suscité par la mort d’innocentes familles dans un supermarché, le spectateur est déjà dans l’émotion.

Sicario la guerre des cartels affiche cinéma FR

L’énigme se met en place, enquête militaire en Somalie, et à l’immorale injustice, la torture prend son sens (hic). La piste mexicaine apparaît…

Pour autant, malgré cet alambiqué démarrage, dû à une faiblesse scénaristique, le film commence. Désormais le cahier des charges est dûment rempli, les codes définis par Denis Villeneuve, lors du premier volet, sont parfaitement en place. On peut se réjouir de la réussite de Stefano Sollima pour cette traversée de l’Atlantique, après un excellent Suburra. Le réalisateur maîtrisait le style Mafia et pouvait reprendre le flambeau au format Western, sans spaghettis, avec des Tacos. Gestion du rythme maîtrisé ; les lenteurs du Western pour exacerber le charismatique casting, intensité musicale en prélude d’actions violentes.

L’élément le plus puissant, reste ce décor, maîtrisé par la photographie du film. Une zone géographique actuellement au-devant de toutes les scènes.

Un regret, malgré l’image de familles victimes par les cartels dans leur quête de l’Eldorado. La vision reste simpliste, deux cultures que tout oppose, d’un côté la violence sociale vivant du trafic, et de l’autre ceux qui préservent les valeurs de la famille, par la réciprocité militaire. Disons que le sujet est fâcheusement sensible, et pour autant l’industrie américaine a ses mauvaises habitudes, elle exploite plus qu’elle dénonce.

Sicario la guerre des cartels est tout de même une réussite de divertissement, on ne s’ennuie pas, le rythme haletant et les personnages entraînants embarquent le spectateur dans cette aventure sanglante.

Bref, j’irais voir Sicario 3 !

 

Merci à Olivier B pour la rédaction de cette critique