L’HISTOIRE

Un salon de thé traditionnel, l’intérieur d’un shinkansen, ou encore un restaurant de couscous à Paris. Qu’ont en commun ces trois lieux ? C’est simple : ils procurent à M. Inogashira des délices insoupçonnés. Ce commerçant indépendant n’a en effet de plus grand plaisir que celui de se régaler dans une échoppe découverte au détour d’une rue. Fine bouche, il se délecte autant de cuisine familiale que de plats raffinés.

 

Ça fait tout de même drôlement envie, non ?

 

MON AVIS

Le récent décès de Jirô Taniguchi m’a donné envie de me replonger dans son oeuvre. Plutôt que sombrer dans la mélancolie avec son classique Quartier lointain, j’ai cherché des ouvrages différents, et peut-être un peu moins connus. Je n’ai pas été déçue ! Le gourmet solitaire et sa suite, Les rêveries d’un gourmet solitaire, respirent la bonne humeur et les joies simples. Taniguchi et Kusumi, le scénariste, nous font visiter Tôkyô et ses quartiers, pour la plupart populaires, et nous emmènent même hors des murs de la capitale.

Les dégustations de plats aussi divers que variés sont, pour le protagoniste, l’occasion de réfléchir sur son rapport à la nourriture, sa place dans la société… et de nous faire saliver devant tant de mets si savamment dessinés et vantés ! Un petit conseil (que je n’ai pas suivi) : évitez de lire le ventre vide, ou votre estomac vous jouera de sacrés tours…

 

Le gourmet solitaire et Les rêveries d’un gourmet solitaire, de Jirô Taniguchi (dessin) et Masayuki Kusumi (scénario), traduction de Patrick Honnoré et Sahé Cibot, éditions Casterman écritures, environ 17 € chez votre libraire habituel (et indépendant, de préférence !)