Les vacances, le soleil, la plage, les orteils en éventail… pas pour tout le monde ! Heureusement, pour ceux qui ne peuvent s’envoler sous d’autres cieux, une solution existe pour pour s’évader un brin : hanter les salles obscures. Et c’est ce que j’ai fait en allant voir Hirune hime, Rêves éveillés il y a quelques temps.

L’histoire

Okayama, été 2020. A quelques jours de l’ouverture des tant attendus JO de Tokyo, la jeune Kokone Morikawa, 17 ans, a fort à faire entre son son père, un taciturne mécanicien auto, et ses interrogations existentielles quant à son avenir. Et on ne peut guère dire que la nuit lui porte conseil : lorsqu’elle s’endort, la lycéenne devient Ancien Heart, la princesse d’un royaume steampunk enfermée par le roi son père afin d’éviter que sa magie n’attire des créatures géantes fort mal intentionnées. Or, il semblerait que ces rêves influent sur la réalité… pourquoi ? Et qui est cet étrange personnage  cherchant à extorquer au père de notre héroïne une mystérieuse tablette ?

Hirune hime

« Quand j’aurai récupéré sa tablette, je pourrai jouer à Clash Of Clans TOUTE LA JOURNÉE MOUHAHAHAHAHA »

 

Mon avis

Autant vous le dire tout de suite : la mécanique, le bricolage, tout ça, c’est vraiment pas mon truc. Du coup, en dépit des critiques favorables de la presse, je suis allée au ciné sans trop savoir à quelle sauce j’allais être mangée. Et puis la magie a opéré. Oh, Hirune hime -littéralement « princesse sieste »- ne rentre pas dans le top de mes films d’animation favoris, mais j’ai passé un agréable moment, en dépit d’une animation parfois peu soignée et de quelques clichés du genre (ah, le sempaï qui revient pour les vacances et qui a réponse à presque tout !). La relation entre Kokone et son père est touchante, tout comme la dévotion que celui-ci porte encore à son épouse défunte. La musique, composée par Yoko Shimomura (oui, la Yoko Shimomura !) retranscrit à merveille les émotions des personnages… et aiguille celles des spectateurs.

Un petit regret, cependant : la technologie tient une place prépondérante dans l’histoire du film, mais de réflexion sur l’usage qu’on en fait et ses éventuels dangers, point. Peut-être suis-je un peu trop exigeante… quoi qu’il en soit, allez-y les yeux fermés (enfin, ouvrez-les quand même, ça peut servir pour mater un film ;)) : vous passerez un fort joli moment.

Hirune hime, Rêves éveillés, de Kenji Kamiyama, sorti le 12 juillet 2017.