Maman ne t’a jamais dit que pointer du doigt c’est mal ?

 

Phoenix Wright fait parler de lui dernièrement : sa future arrivée sur Nintendo Switch, ses portages sur 3DS et mobile, c’est au tour de son rival : Ace Attorney Investigations ! Alors qu’on croyait ce spin-off mort et enterré depuis sa sortie sur Nintendo DS en 2009, surtout depuis le tollé provoqué par la non-traduction du titre en français ; Capcom décide de continuer son opération dépoussiérage et sort une version “HD” du titre sur iOS et Android. Vous disposez notamment d’un mode “basses performances” si votre téléphone commence à dater un peu. Alors non, le titre n’est toujours pas traduit, mais il est toujours agréable de voir que Capcom semble changer progressivement de politique.

Dans Ace Attorney Investigations, vous incarnez le rival de Phoenix : Miles Edgeworth (Benjamin Hunter en VF). Celui-ci se frottera notamment à un réseau de contrebande, accompagné du fidèle Dick Gumshoe (Dick Tektiv), mais aussi d’un nouveau compagnon en la personne de Kay Faraday.

Le spin-off se caractérise par une manière de jouer différente : les phases d’investigation se déroulent sur un périmètre réduit (contrairement à d’habitude où l’on se balade dans différentes zones), mais l’enquête se déroule en vue 2.5D. Vous examinerez donc les différents éléments du décor, mais aussi récolterez des pièces à conviction – comme d’habitude – ainsi que des éléments de Logic. Il s’agit-là de la mécanique propre à Miles Edgeworth, qui consiste à assembler deux points d’énigme et en tirer une conclusion. Les combinaisons ne sont pas forcément évidentes à trouver, il faudra donc se triturer la tête, sachant que toute erreur résulte en une pénalité. Enfin, vous aurez les traditionnelles séquences de contre-interrogatoire, nommées ici “Rebuttal” (vu que le contre-interrogatoire est propre à l’avocat de la défense), qui reprend exactement le même cheminement que les épisodes principaux.

 

Enfin, il convient de noter que le travail d’écriture de cet épisode est équivalent à celui des six Phoenix Wright principaux. Quoiqu’un peu plus dense, vu qu’à titre de comparaison, les trois premiers épisodes ne prenaient tout leur sens qu’en tant que trilogie. L’écriture est de qualité, et le boss final, même s’il n’a rien de mémorable, est à ce jour le plus coriace jamais vu dans un Ace Attorney. Seul point noir de cette série selon moi, il n’y a pas de réelle séance au tribunal. On aurait aimé réellement incarner le personnage dans son rôle de procureur dans cette situation.

Votre serviteur ne peut que vous conseiller de sauter sur l’occasion si vous êtes bon en anglais, d’autant que le jeu démarre à 10,99 euros en offre de lancement. Peut-être que Capcom sera motivé et voudra bien localiser les opus Ace Attorney Investigations 2 et The Great Ace Attorney, exclusifs au Japon…